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MARCUS & THE MUSIC : MARCUS & THE MUSIC - CATCH 22 - LIVE AU TRITON

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MARCUS & THE MUSIC

Marcus LINON, un cadeau tombé du ciel. Ou presque. Marcus est né le 25 décembre 1985, à Neuilly sur Seine. A l’époque, ses parents oeuvrent déjà au sein de groupes mythiques. Stella a été la chanteuse de Magma, et elle est la voix principale d’Offering. Francis, lui, plus connu sous le nom de Venux Deluxe, a été l’ingénieur du son de Gong, de Magma, et officie aussi avec Offering. Dans cet environnement plus que décalé, Marcus reçoit une éducation musicale non seulement atypique, mais excessivement riche, hors des sentiers conventionnels. Dès son plus jeune âge, il accompagne ses parents en tournée. Voir le monde, être bercé par des chants walkyriens (ou kobaïens, pour les initiés) de manière quasi-quotidienne, taper sur des cymbales guidé par un des plus grands batteurs du monde (Christian Vander, rien que ça), ça vous pose un gosse. Alors forcément, à 5 ans, Marcus veut faire du piano. Direction le conservatoire, sauf qu’en section piano, les effectifs sont dépassés. Marcus fait des pieds et des mains avant d’atterrir en section batterie-percussions. Pendant 7 ans, il apprend avec acharnement. Parce que, déjà, Marcus est un acharné. Mais à l’âge de 12 ans, il décide de faire une pause. De s’éloigner du chemin tout tracé qui s’offre à lui. La faute aux affres de l’adolescence, qui le poussent à rejeter l’héritage parental en bloc. Sans doute. Toujours est-il que ce n’est que 3 ans plus tard que l’appel de la forêt se fait entendre à nouveau, quand ses parents l’encouragent à repartir dans la colo qui a nourri son enfance, « les vacances musicales sans frontières ». Au programme ? Deux semaines de cirque, de musique, de théâtre, pendant lesquelles une bande de gamins s’ébat joyeusement, dans un esprit de performance et de création permanent. C’est pas « Fame », mais presque, version bucolique. Un copain guitariste, rencontré sur place, le pousse vers la batterie mise à disposition. Marcus ne la quitte pas du séjour. A la rentrée, entre deux cours, il entend parler d’un groupe qui cherche un batteur. Marcus rejoint donc Paulo, Pierre et Jérémie, et en quelques jours, le groupe Kourtyl naît, avec ses répétitions, ses concerts, ses démos, ses doutes, ses grandes espérances et son premier album auto-produit avec l’aide de Francis et Stella. En parallèle, Marcus passe ses nerfs sur sa guitare, parce que rien ne va assez vite pour lui. Marcus veut être un Jedi. Ou un truc approchant, comme James Hetfield (Metallica), Matthew Bellamy (Muse) ou encore et surtout Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle). En parallèle, Marcus suit avec Paulo, le guitariste, une formation musicale à l’école ATLA. Parce que les études, il paraît que c’est important. L’année 2005 est difficile pour le groupe, des tensions, créées par le perfectionnisme aigu de Marcus (d’aucuns qualifieraient son perfectionnisme autrement, mais ne jugeons pas). Marcus a 22 ans. Au fil du temps, l’inassiduité du reste du groupe finit par le laisser sur sa faim. Et Marcus est d’une humeur effroyable quand il a faim, c’est bien connu. Sur les conseils (avisés) d’une amie qui a aussi mauvais caractère que lui et lui promet d’écrire ses textes s’il se lance en solo, il dissout Kourtyl, en mars 2008. C’est le déclic. Il se met à composer ses propres titres. A la guitare, parce que c’est plus pratique qu’à la batterie. Et même si ses chœurs, à l’époque de Kourtyl, étaient honorables, il bosse sa voix. Avec acharnement, toujours. L’amie avisée lui écrit douze textes, comme promis, et en Anglais, parce qu’elle peut et qu’il préfère, pour remplacer le yaourt très précis de ses lignes de chant. Direction le studio, pour des premières démos, toujours avec le soutien de Francis et Stella. En 2009 Marcus se lance dans la recherche des musiciens et se produit en solo, pour l’exercice de style, en attendant d’avoir un groupe qui tienne le choc. Et qui le supporte. Ce qui demande en soi un certain acharnement. J’en sais quelque chose. Et parce que 2010 est l’année de la concrétisation, d’après mon astrologue et mon acupuncteur, il semble que Marcus tienne enfin son groupe, grace aux très excellents Nicolas Madgwick (batterie/samples) et Emeric Chevalier (basse). “Marcus & The Music” est un power trio, dont les inflexions oscillent entre folk et metal, rien que ça. Et ils sont prêts à en découdre avec la scène. Mary-Noelle Dana (l’avisée).